Renaut Stéphanie
Levesque Blanche
Bidaut Marie-Amicie
Bataille Alice
2nde1


Louis Aragon
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Louis Aragon, né Andreiux, naît le 3 octobre 1897 à Paris, élevé par sa mère et sa grand-mère, puis par son grand frère. Il est mobilisé pour la Première Guerre mondiale où il fait la connaissance d'André Breton sur le front. Il continues ses études de médecine tout en participant à la création du dadaïsme et du surréalisme, dont il est un des précurseurs. Partisan du PCF (parti communiste français), il s'inscrit au parti en 1927. Ses deux amis Breton et Eluard le quittent au même moment. Il rencontre Elsa Triolet, auteur russe, qu'il épouse en 1939. Tout au long de sa vie il s'engage dans la lutte politique et fonde le Comité national des écrivains. Après la mort de sa femme, il devient homosexuel. Il meurt le 24 décembre 1982 à Paris.


Influence de sa vie sur son œuvre

Jusqu'à l'âge de 19 ans, Aragon grandit en pensant que sa mère est sa sœur et sa grand-mère sa mère d'accueil. Son père, haut fonctionnaire de la IIIe République et amant de sa mère, âgé 33 ans de plus qu'elle, ne l'a jamais connu. Ces événements, douloureux pour Aragon, ont une influence importante sur ses poèmes, comme dans le recueil de poèmes Domaine Privé. Il a une grande admiration pour sa femme et écrit un recueil, Les Yeux d'Elsa, en 1942, inspiré par elle. Suite à la Seconde Guerre mondiale, il écrit « Strophes pour se souvenir », un poèmes en mémoire du rôle des étrangers dans la résistance.


Contexte historique

Aragon participe aux deux guerres mondiales et durant la seconde, il écrit un article approuvant du pacte de non-agression germano-soviétique. Il se réfugie alors dans l'ambassade du Chili et le PCF est mis hors-la-loi. Mais lors de l'attaque contre la Pologne, Aragon est mobilisé en tant que médecin-auxiliaire sur le front. Il rejoint la résistance. Il reçoit la Croix de guerre.

Implication politique

Dès les années 1920, Aragon est communiste. En 1933, il commence à écrire pour le journal du PCF « L'Humanité » et devient secrétaire du journal « La Commune », publié par l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires, journal ayant pour but de lutter contre le fascisme. En 1935, pendant le Congrès mondial des écrivains pour la défense de la culture, il n'est pas en accord avec le reste du parti qui dénonce le socialisme soviétique et met fin à son amitié avec Breton qui veut libérer son ami Victor Serge, prisonnier au Goulag. Avec André Gide, Romain Rolland et Paul Vaillant-Couturier, Aragon devient membre de la direction du comité de « La Commune » qui devient la « Revue littéraire française de la défense de la culture », en 1937. il en devient plus tard le président. La même année, le PCF le nomme directeur du nouveau quotidien « Ce Soir ». Le journal est interdit en 1939 mais reparaît après l'occupation. En apprenant les atrocités du régime soviétique, il renonce au soutient qu'il avait envers l'URSS.


Contexte littéraire


Aragon est un des précurseurs du surréalisme. Pendant la Première Guerre mondiale, il rencontre André Breton. En 1919, avec Philippe Soupault, ils fondent la revue "Littéraire", d'abord dadaïste puis le cœur même du surréalisme. L'année d'après, les trois auteurs écrient ensemble le recueil Les Champs magnétiques, qui paraît pour le première fois dans Littéraire. C'est un recueil de petits textes défiant les normes sociales et logiques tout en respectant la syntaxe. Les premières écrits surréalistes d'Aragon sont les poèmes "'Feu de joie", en 1920, "Le Mouvement perpétuel", en 1926, "La grande gaîté", en 1929, les romans Anicet ou le panorama, en en 1921, et Les Aventures de Télémaque, en 1922. Son oeuvre la plus surréaliste est sans doute Le Paysan de Paris, un roman décrivant les paysages de Paris de la vue d'un paysan qui découvre la capitale pour la première fois.

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